Relogement ANRU à Châtenay-Malabry : une locataire de 72 ans sans solution après le retrait de son logement

À Châtenay-Malabry, dans les Hauts-de-Seine, la situation d’une locataire de 72 ans met en lumière les difficultés rencontrées dans certains parcours de relogement dans le cadre du projet de rénovation urbaine de la Butte-Rouge (ANRU).

Un relogement ANRU engagé et avancé

Dans le cadre du programme ANRU, de nombreux locataires sont amenés à être relogés. Madame Riri Nathalie, locataire depuis près de 30 ans, faisait partie de ces situations.

  • Un logement social lui avait été attribué après passage en commission
  • La signature du bail était prévue le 21 avril 2026
  • Le déménagement était programmé le 22 avril 2026
  • Un prestataire avait été mandaté pour accompagner le déménagement
  • Une assurance habitation avait été souscrite

Ces éléments traduisaient un processus de relogement particulièrement avancé.

Un retrait du logement à quelques jours du déménagement

Le 17 avril 2026, soit quelques jours avant le déménagement, l’attribution du logement a été retirée.

Selon les informations communiquées, ce logement aurait été mobilisé pour répondre à une situation d’urgence concernant une autre famille.

Si la gestion des urgences fait partie des missions des bailleurs sociaux, cette décision interroge dans le contexte d’un relogement ANRU déjà très avancé.

Une locataire sans solution de relogement immédiate

À ce jour, aucune solution concrète de relogement immédiat n’a, à ce stade, été proposée.

  • Un logement devenu difficilement habitable
  • Des affaires déjà emballées
  • Un déménagement préparé
  • Une incertitude totale à court terme

Cette situation est particulièrement préoccupante compte tenu de l’âge de la locataire et de son ancienneté dans le logement.

Relogement ANRU : un enjeu d’accompagnement des locataires

Les opérations de relogement dans le cadre de la rénovation urbaine impliquent des transitions importantes pour les locataires.

Elles nécessitent un accompagnement sécurisé, notamment pour les personnes âgées ou vulnérables, afin de garantir la continuité du parcours résidentiel.

La gestion des situations d’urgence ne doit pas fragiliser d’autres ménages engagés dans un processus de relogement avancé.

Une mobilisation pour une solution rapide

Face à cette situation, notre association a saisi le bailleur ainsi que les services de l’État afin qu’une solution adaptée soit proposée dans les plus brefs délais.

Une réponse rapide apparaît aujourd’hui nécessaire pour mettre fin à une situation d’incertitude particulièrement préoccupante.