À la Butte Rouge, les arbres ne sont pas de simples éléments décoratifs. Ils font partie de l’identité de la cité-jardin, abritent une biodiversité réelle et jouent un rôle essentiel dans la lutte contre les fortes chaleurs. Les études environnementales réalisées pour le projet de rénovation reconnaissent elles-mêmes l’importance de ce patrimoine vivant. Pourquoi faut-il donc le préserver ?
Un patrimoine arboré au cœur de la Cité-Jardin

La Butte Rouge est connue pour son architecture et son organisation urbaine. Mais son patrimoine ne se limite pas aux bâtiments.
Les arbres, les pelouses et les jardins constituent une composante essentielle de la cité-jardin. Le diagnostic environnemental souligne d’ailleurs que « les arbres, les pelouses et les jardins sont parties constituantes de la Butte Rouge à l’image d’un parc ».
Le même diagnostic est particulièrement clair sur l’importance du patrimoine arboré : « La conservation du patrimoine arboré est un enjeu majeur pour l’environnement de la Cité-Jardin. »
Les arbres constituent un élément fort du projet architectural initial. Ils participent à l’insertion de la Cité-Jardin dans le paysage du plateau et de la vallée et contribuent à donner à la Butte Rouge cette impression de cité au cœur de la forêt.
Le site était en partie couvert par de la forêt avant la construction de la Cité-Jardin, tandis que d’autres secteurs étaient constitués d’espaces agricoles et bocagers. Les arbres les plus âgés de la cité sont antérieurs à sa construction. Aux arbres forestiers préexistants, notamment les chênes, sont venues s’ajouter les plantations réalisées au fil du temps.
Aujourd’hui, le patrimoine arboré est constitué essentiellement d’arbres feuillus de haute tige, adultes ou à maturité. Les chênes et les châtaigniers sont les essences forestières dominantes, auxquelles s’ajoutent de nombreuses essences horticoles.
Mais l’intérêt de cet ensemble ne tient pas seulement à chaque arbre pris individuellement. Le diagnostic souligne que c’est l’ensemble des arbres qui crée l’impression paysagère d’une cité au sein de la forêt.
Ce patrimoine vivant joue également un rôle essentiel pour la biodiversité. Il comprend de nombreux vieux arbres importants pour l’accueil de la faune et contribue à l’articulation paysagère et écologique avec la forêt de Verrières voisine.
📌 Source
Diagnostic environnemental pour la réhabilitation de la Cité-Jardin de la Butte Rouge à Châtenay-Malabry (92) — Alisea, avril 2020, § 4.6 « Patrimoine arboré », p. 68 et suivantes.
Fichier : 1949_Rapport_Butte_Rouge_200403 V2.pdf
Des arbres anciens qui racontent aussi l’histoire de la Butte Rouge

Source : Alisea, Diagnostic environnemental pour la réhabilitation de la Cité-Jardin de la Butte Rouge à Châtenay-Malabry (92), avril 2020, figure 41, p. 71.
Avant même la construction de la Cité-Jardin, le site était en partie couvert de forêt et, dans d’autres secteurs, d’espaces agricoles « bocagers », avec leurs arbres et leurs arbustes.
Les arbres les plus âgés de la Butte Rouge sont antérieurs à la construction de la Cité-Jardin. Aux arbres forestiers préexistants, notamment les chênes, se sont ensuite ajoutées les plantations réalisées au fil du temps.
Ces arbres anciens ne constituent donc pas seulement un décor. Ils témoignent de l’histoire du site et ont accompagné la transformation du paysage en cité-jardin.
Le diagnostic souligne d’ailleurs que « c’est bien l’ensemble des arbres qui crée l’impression paysagère d’une cité au sein de la forêt ». L’intérêt ne réside donc pas uniquement dans quelques arbres remarquables pris individuellement, mais dans l’ensemble formé par les bosquets, les arbres isolés et les plantations qui accompagnent les bâtiments.
Les essences forestières dominantes sont notamment le chêne sessile et le châtaignier, auxquelles s’ajoutent de nombreuses essences horticoles. Cette diversité participe à la richesse du paysage de la Cité-Jardin.
📌 Source
Diagnostic environnemental pour la réhabilitation de la Cité-Jardin de la Butte Rouge à Châtenay-Malabry (92) — Alisea, avril 2020, § 4.6 « Patrimoine arboré », p. 68 et suivantes.
Fichier : 1949_Rapport_Butte_Rouge_200403 V2.pdf
Les vieux arbres sont aussi des habitats pour la biodiversité

Un arbre ancien n’est pas seulement un élément du paysage. Avec le temps, son tronc et ses branches peuvent présenter des cavités, des écorces décollées ou d’autres aspérités susceptibles d’accueillir différentes espèces.
L’étude écologique réalisée pour la Cité-Jardin a ainsi identifié plusieurs arbres présentant des gîtes potentiels pour les chauves-souris. Des cavités creusées dans certains arbres ou des écorces décollées peuvent permettre aux chiroptères de s’y abriter.
Trois espèces de chauves-souris ont été recensées lors des inventaires : la Pipistrelle commune, la Pipistrelle de Kuhl et la Pipistrelle de Nathusius. L’étude rappelle que toutes les espèces de chauves-souris sont protégées en France.
Les arbres jouent également un rôle pour les oiseaux. Le diagnostic environnemental souligne que les nombreux vieux arbres sont importants pour l’accueil de la faune, tandis que l’étude écologique identifie notamment le Pic mar, espèce protégée fréquentant en particulier les vieilles chênaies.
Cette fonction écologique explique pourquoi la conservation du patrimoine arboré est un enjeu majeur pour la Cité-Jardin. Les arbres anciens ne sont donc pas seulement remarquables par leur âge ou leur taille : ils peuvent constituer de véritables habitats pour la faune.
📌 Sources :
Alisea, Diagnostic environnemental pour la réhabilitation de la Cité-Jardin de la Butte Rouge à Châtenay-Malabry (92), avril 2020, § 4.6 « Patrimoine arboré ».
2_6_3_Annexe_3_Etude_ecologique.pdf, Figure 29 « Arbres gîtes potentiels », p. 28 — pièce du dossier de l’enquête environnementale.

